ASSEMBLEE GENERALE 2026- 9 avril

Publié le lundi 13 avril 2026

ASSEMBLEE GENERALE 2026- 9 avril

Au CA qui a suivi la dernière AG, le 6 mars 2025, il a été confirmé qu’entendre raconter la vie des fermes est primordial, même le témoignage par l’intermédiaire du tuteur.

Bilan d’activités 2025

avec retour sur les priorités 2025

- Pas d’élection du conseil collégial, pas de quorum

- Malgré les difficultés à coordonner les disponibilités de chacun.e.s, 5 CA ont eu lieu cette année. A plusieurs reprises, nous avons utilisé un outil de gouvernance participative ( chapeaux de Bono) pour aider à faire décision : intégration de la ferme du Bol d’Herbe, organisation de la fête des 20 ans ( le 4 juin 26, à la ferme de François)

Répondre aux besoins des producteurs

Soutien à la ferme des Durand, financier, bénévolat, soutien moral - courrier des amapiens, gâteaux et co. En collaboration avec plusieurs AMAP et les groupes des clients de marché, mise en place d’un prêt solidaire, ainsi que d’une cagnotte. L’amap a acheté cinq poules, Sibylle, Désirée, Poul’ichinelle le, Rose, Delphine

Convivialité : pendant l’amap, « boustifaille », crieur, au cours de l’action « Mise en lumière des fermes », dégustation des produits lors de la distribution, offerte par l’AMAP :

10 avril, La Ferme de Julie, fromage de chèvre

10 juin, ferme des Durand

10 juillet, Ferme de Yohann

vins chauds les soirées froides

Communication :

° spot pub (ajourné, pas pertinent), avis très défavorable d’un Amapien avisé sur la pertinence d’investir autant d’argent par rapport aux résultats

o journal annuel avec vécu des fermes, pas encore fait

o évènements culturels au sein des Fermes : soutien communication au « Tour de l’assiette à biocyclette », le 8 juin, cinq fermes concernées dont deux de l’AMAP, Thomas Lecomte et Camille et Nicolas Oran, en portes ouvertes, reliées par un circuit vélo d’environ 25 km, soutenu par l’AMAPau niveau de la diffusion de l’information

o Encart publicitaire dans le calendrier des pompiers de Brain, lancé déjà en 2025

Sensibilisation à une alimentation saine et à la biodiversité :

o L’ordonnance verte : suivi des actions au sein d’ALM et de la communauté de communes nord-est du Maine-et-Loire . Groupe de suivi mis en place avec trois amapiens hommes : Daniel, Mathieu, Justin.

o Intégration de la ferme Fleurs coupées et mix comestibles en 2025

o Intégration d’une nouvelle productrice de Champignons, Manel ARFAOUI

Intégration de la ferme laitière ( vache) du Bol D’herbe à Daumeray

Vie de l’association

4 nouvelles personnes se sont proposées pour être tutrice et tuteurs, rôle essentiel pour l’existence et la perennité d’une AMAP. Important travail de fourmi et dans l’ombre, que nous pouvons toutes et tous faciliter en complétant nos contrats avec soin, rigueur et dans les temps !

Un grand merci à tous les tuteurs et tutrices. (une minute d’applaudissements !)

On en profite pour rappeler l’importance que chacun.e participe, besoin de mains pour l’installation des tables et de l’étal légumes particulièrement , et pour la permanence pain et autres

Achat par la bibliothèque de l’AMAP (malle à la disposition de tous, chaque début de mois) de la B.D. d’Inès Léraud : Champ de bataille, l’histoire enfouie du remembrement.

Parallèlement, grosse action, menée par l’interAMAP, vente de 152 exemplaires de la B.D. dans plus de 10 AMAP du département

Participation à des réunions organisées par le service de la vie associative de Loire Authion, autour de thèmes divers, la gouvernance, la convivialité, le budget.

BOUSSOLE AMAP POUR 2026

(brain-storming, idées recueillies en 10 min auprès des personnes présentes à l’AG)

Visibiliser l’ AMAP, pour sensibiliser à ce moyen de se nourrir

Travailler le lien entre les AMAPiens, sur le modèle, à modifier, d’un groupe qui a réalisé des repas aprés tirage au sort pour se connaître

Inviter au CA tous les AMAPiens

De la musique pendant les distributions

Abri plus grand pour les jours de pluie

Reprendre les visites de Ferme

Proposer des petits spectacles ou des animations musicales pendant les distributions

Proposer des visites des Fermes des producteurs

Atelier cuisine

Boucle de recettes

Fruits locaux

Un ciné- échanges

Inventer une manière de rencontrer la nouvelle équipe municipale

Continuer les dégustations

Contrat bière

Plus inclusif

Téléphoner à la météo, laisser un message, aucune pluie n’est autorisée le jeudi soir

de 18h30 à 20h

Réussir à faire installer les producteurs en rond pour les distributions : faire village

BILAN FINANCIER

TOUR DES FERMES

Le bol d'herbe

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La ferme de François

Chères AMAPIENNES, chers AMAPIENS,

Vous trouverez ci-après les nouvelles semestrielles de la ferme. Au préalable, nous tenons à ces quelques

précisions suite aux difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Le soutien de nos 5 AMAP prend tout son sens dans ces moments là…

Comme vous le savez peut-être, ou pas, depuis décembre dernier nous devons faire face à une situation inédite concernant la production de viande bovine, c’est-à-dire le bœuf et le veau.

Depuis 50 ans (date de création de la ferme), les cours de la viande bovine (gros bovins) plafonnaient autour de 3.50 à 4 francs/kg de carcasse ; qui sont devenus 3.50 euros avec l’inflation dans les années 2010. Depuis, le marché de la viande française s’est tendu à cause de la baisse importante du cheptel français. Les départs à la retraite des éleveurs ne sont pas compensés par les arrivées de nouveaux agriculteurs qui ne souhaitent pas poursuivre l’élevage. Il manque donc de la viande. En 2024, le kg de carcasse a atteint les 5.50 euros, ce qui représentait 2 euros supplémentaires sur 15 ans. Il est aujourd’hui à plus de 7.50 euros/kg de carcasse, soit 2 euros de plus en 18 mois ! La machine s’est emballée ce qui a eu des conséquences sur l’ensemble de la filière. En effet, les éleveurs qui faisaient un peu de vente directe ont changé de stratégie en commercialisant l’ensemble de leur production en cicuit long. De ce fait, les prestataires de découpe à façon ont vu leur nombre de clients producteurs se réduire, mais leur charges demeurer. Ils n’ont eu d’autres choix que de les faire peser sur les producteurs qui persistaient. C’est-à-dire nous.

Concrètement, l'abattoir et le boucher nous ont informé d’une hausse de leur tarifs à compter du 01/01/26 de l'ordre de 7 à 8 % sur les poids de carcasse de nos animaux. Pour absorber cette augmentation de charge, il nous faudrait ajouter plus d'1.50€ du kg de viande nette sur l'ensemble de nos colis ce qui correspondrait à appliquer une hausse de +9€ à +12€ par colis ! Et ce sans que nous ne profitions de la conjoncture porteuse du prix de la viande.

Pour absorber ces charges supplémentaires, nous avons revu nos prix auprès de nos clients directs à la ferme, à l’exception des contrats AMAP souscrits avant le 1er janvier. Pour autant, nous nous retrouvons dans la situation ubuesque où l’engagement pris nous coûte ! Dès le 15 décembre, nous avons questionné et échangé avec nos tutrices respectives et les avons rencontrées à la ferme le 28 février. Une première AMAP nous a demandé de chiffrer le manque à gagner pour soumettre ces montants en CA. Nous avons créé un petit tableau de synthèse en vue d’une concertation, réflexion... 2 AMAP ont souhaité prendre en charge l’écart de prix, considérant que d’autres producteurs avaient pu être en difficulté à d’autres moments et avaient été soutenus. Une 3e préfère que nous révisions le poids des colis tout en maintenant le prix unitaire des colis (ce qui est fait pour les légumes et le poisson par exemple, dont les contenus de panier varient au fil des distributions). La diversité des réponses est intéressante et montre comment les AMAP peuvent être un soutien des producteurs en cas d’aléas exceptionnels. Le choix du circuit court a permis de maintenir la ferme à une époque où les cours de la viande étaient trop bas pour assurer la survie de nos entreprises. C’est aujourd’hui l’inverse se produit. Il nous serait plus bénéfique de commercialiser notre viande en circuit long qu’en circuit court.

Merci aux AMAP qui ont manifesté leur soutien. Pour les autres, il est toujours possible de le faire ! Etre agriculteur bio ne doit pas rimer avec sobriété subie mais choisie ! vite !

YOHANN BURET, Bergerie la Violaie  

Les brebis viennent de retourner à l'herbe, les cochons chien et agneaux de bergerie sont nourris , fin de service à l'extérieur ! Bonjour les papiers pour France travail! Bonne soirée ! 

  • audio : « Bonsoir l’AMAP ! Il est 20h42, demain vous serez en plein milieu de l’AG. Un petit coucou de la Violaie où l’année s’annonce très très chargée. Les agnelages se sont bien passés. Quasiment toutes les brebis ont mis bas. Quelques pertes : agneaux prema, peut-être un reste de la LCO qui nous a touchés l’an dernier. Sinon, ça s’est plutôt bien passé. Les mises bas sont terminées. La dernière était la semaine dernière. Le lendemain, on lançait quasiment la traite. Il y a une trentaine de brebis en lait. Les agneaux sont sevrés. Les agneaux vont partir ce soir. Quelques-uns vont rester ici pour le renouvellement. Je tourne les fromages en même temps que je parle. La fromagerie tourne plein pot. La fabrication de galettes a repris la semaine dernière. Je n’ai gardé que les magasins, l’amap et le marché fermier du samedi. Je ne serai capable d’assumer que cette charge-là. Je suis sur la 7e journée consécutive de plus de 12 heures de travail et la semaine prochaine, ce sera encore plus important car il y aura encore plus de brebis en lait. Plus de travail en fromagerie. Les agneaux qui pâturent, ceux de l’an passé, du boulot pour aller les alimenter dans la prairie. Donc les journées seront de plus de 14 heures de travail. Du coup j’ai beaucoup réfléchi ce week-end. Je fais appel à un salarié à temps partiel. Un stagiaire, sous la garantie de france travail, pour me libèrer des tâches, entre parenthèses, à faible valeur ajoutée : aide aux galettes, aide à la fabrication de yaourt, aide à la vente du samedi, partiellement, aide au pâturage. Le bruit, c’est le démoulage d’une tomme. À jeudi prochain. Yohann 

Michèle Touchet, tutrice chtaignes

Après une période difficile une embellie (timide) se profile. Une vente annuelle est proposée en décembre, histoire de savourer les marrons autour de la dinde de Noël et de profiter d 'excellents produits: confiture ,sirop, farine ,crème...

Julien Cesbron- La Ferme du Domaine

Suite au travail avec un conseiller extérieur de mai à août 2025, le positif est revenu sur la ferme, moralement et économiquement.

Des travaux d'amélioration viennent d'avoir lieu :

- terrassement et assainissement du corps de ferme (cela va rendre la circulation et le stockage plus facile)

- dalle de béton dans la grange où est fabriqué l'aliment pour les volailles. 

"nous allons pouvoir travailler dans du propre et cela fait déjà du bien !"

Reste à investir dans des vis à grain et autres containers pour limiter les charges portées chaque jour. Le but est de gagner en temps et en fatigue, pour améliorer le suivi des animaux. 

Les ventes vont bien et les marges ont été corrigées. La production de céréales est toujours juste pour l'autonomie alimentaire des volailles. Pour y remédier, des choix techniques ont été pris à l'automne dernier, notamment en faisant intervenir un service extérieur (entreprise de travaux agricoles) pour le labour et le semis des céréales (semis plus précis, à la bonne date, dans de bonnes conditions), j'espère voir le résultat à la récolte cet été. Merci pour votre engagement